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Jean-Paul Beaumier

Presque infini (Ulysse de James Joyce)

Pourquoi pas, me suis-je dit lorsque l'invitation m'a été lancée, sans me douter un seul instant de ce qui m'attendait. Car une fois le premier réflexe résorbé, l'enthousiasme du moment passé, les titres se sont aussitôt mis à virevolter dans ma tête, à papillonner en tous sens.

Une véritable machine infernale s'était mise en branle, ça tiltait joyeusement dans ma tête (oui, je sais, Le Robert boude cet emploi, mais vu les circonstances j'avais déjà fort à m'occuper). Les amateurs de machines à boules me comprendront, les vraies machines, celles qui vous retiennent prisonniers durant des heures, s'emparant de vos deux mains et de votre esprit, comme seul un livre peut le faire à d'autres moments, abolissant soudainement tout autour de vous, vous réclamant corps et âme, vous séquestrant des heures durant, voire des jours entiers, pour ne vous rendre à votre entourage, exsangues, éblouis, transfigurés, qu'une fois . . .

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Publié le 22 mai 2003 à 15 h 32 | Mis à jour le 11 avril 2015 à 17 h 31