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Esther Croft

Esther Croft, ou la parole à deux faces (entrevue)

Le silence premier des êtres proches, fait de tout ce qui n'a pas été dit, qui pourrait et devrait être dit. Ou bien tant de mots vains et vides qui courent, s'entassent et étouffent qui les entend. Où trouver la voie de la délivrance ? Un jour, elle écrirait

« Enfant, elle ne parlait pas », dit Esther Croft d'une petite fille qui lui ressemble étrangement. Un silence et une absence : « Ma mère n'était pas là à ma naissance ». Phrase étonnante de la narratrice à la première ligne de La mémoire à deux faces, premier livre de nouvelles publié par l'auteure. Dès ses débuts, l'essentiel de l'œuvre est ainsi posé, le point névralgique autour duquel elle va tourner et qui va imposer rapidement Esther Croft parmi nos écrivains.

Des études au Collège Bellevue de Québec, puis en pédagogie à l'Université Laval. Elle se passionne pour Georges Bernanos, Albert Camus, Jean-Paul Sartre, Romain . . .

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Publié le 8 octobre 2005 à 17 h 21 | Mis à jour le 31 mars 2015 à 10 h 54