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Juan Rulfo

Pedro Páramo de Juan Rulfo, ou les cinquante ans d’un roman à contre-courant

*Traduit par Judith Rémillard

Roman de murmures réveillés par des murmures qui se réveillent. Roman de balbutiements haletants d'angoisses tissées entre les échos qui les entraînent de rumeurs dessinant l'image d'une étrange éternité qui s'empare peu à peu de notre perplexité au fil de la lecture.

En effet, ce sont bien des réactions de désarroi et de perplexité qui nous envahissent et qui sont à l'origine de la seule question qui, de page en page et à tout moment, nous fait errer entre le remords et le non-sens, ou entre une profonde tristesse et un total sens de l'absurde. De fait, le sens de cette question incertaine et même de ce roman dans son ensemble paraît s'éclaircir lorsqu'on a recours à quelques vers d'Octavio Paz : « Ne se passe-t-il rien lorsque passe le temps1 » dans Pedro Páramo ?... Ne se passe-t-il rien lorsque passe la mort dans . . .

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Publié le 26 juin 2007 à 10 h 50 | Mis à jour le 25 avril 2015 à 19 h 54