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Isabelle Miron

TOUTE PETITE EST LA TERRE

Trois, Laval, 2002
81 pages
15 $

Ce troisième recueil de cette jeune poétesse est divisé en cinq parties distinctes, traversées par une réflexion sur la signification de notre présence au monde, en cet univers qui peut se fragmenter, éclater en tous sens dans un ailleurs affolant. C’est toujours « ici et maintenant » que prend forme la poésie par l’accueil de l’Autre, sa connaissance et sa reconnaissance grâce à la création de multiples réseaux de signifiances si fragiles soient-ils… et l’appréhension de la perte de ceux-ci, du fracas du vide.

C’est un silence stérile qui, ainsi, se révèle comme étant l’unique manifestation en regard d’un appel à exister. « […] si féroce est la terre / quand le sol sous nos pas / dérobe nos certitudes ». Et malgré ces étranges fluctuations qui nous hantent, la vie, curieusement perdure… se recrée même par l’absurde, l’absence qui, ultimement, nous fait advenir au monde.

Publié le 7 août 2003 à 14 h 42 | Mis à jour le 7 août 2003 à 14 h 42