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NUIT BLANCHE

On a souvent soutenu depuis quelques décennies que la postmodernité avait entraîné le déclin des grands mythes et des grands récits de la prémodernité et de la modernité. Dans son dernier livre, Gérard Bouchard estime pour sa part que les mythes, et en particulier les mythes sociaux, sont loin d’avoir été éclipsés par la raison et le progrès, qu’ils demeurent « un puissant mécanisme dans nos sociétés ». En ce sens, l’historien-sociologue poursuit la démonstration qu’il avait entreprise dans certains de ses ouvrages précédents, notamment dans Raison et contradiction, Le mythe au secours de la pensée (2003) et La pensée impuissante, Échecs et mythes nationaux canadiens-français (2004). Après avoir montré dans ces ouvrages comment le mythe permet de surmonter ou non les contradictions propres à tout discours social, Bouchard entend cette fois établir « un argumentaire théorique » visant à mieux comprendre comment . . .

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