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NUIT BLANCHE

Dans ce livre sur Georges Bataille, le grand transgresseur, Bernard Sichère réunit une série d'articles déjà parus dans des revues et des ouvrages collectifs pour se livrer à ce que Philippe Sollers appelait une « ethnologie des ombres ». Au cœur de celle(s)-ci, c'est l'universalité de l'expérience érotique – « approbation de la vie jusque dans la mort », selon la formule désormais consacrée, mais plutôt vilipendée par les temps d'extrême qui courent – par-delà les différences culturelles, qui vient ici servir de soutien à une pensée puissante de ne jamais s'être érigée en système. L'écriture de Bataille (dans le nom duquel je ne peux jamais ne pas lire Bastille ) constitue en effet l'une des plus tenaces résistances à l'objectivisme anthropologique dont Claude Lévi-Strauss, élaborant une sorte de champ ou de discipline sans sujet, demeure malgré sa grandeur napoléonienne en partie responsable.

Nous abordons ainsi au . . .

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