Numéro 90

Patric Nottret

POISON VERT

Robert Laffont, Paris, 2002
366 pages
29,95 $

Une brigade spécialement formée pour protéger l’environnement, un colosse à bretelles, écoflic de son métier, un flic à moustache, macho et amateur de cinéma, un cadavre avec quelques feuilles et des graines d’une plante mystérieuse dans la doublure de sa veste… voilà les principaux éléments de ce thriller « écologique ». Ajoutons à cela un auteur féru d’agronomie, qui a déjà écrit des polars pour la radio et qui, de surcroît, manie l’humour avec brio, et nous obtenons un premier roman réussi !

C’est jusqu’en Guyane française que Pierre Sénéchal, ce « géant vert » comme on pourrait sympathiquement le surnommer, nous entraîne sur la piste d’une vaste supercherie. En habile conteur, Patric Nottret tient son lecteur en haleine jusqu’à la fin de son pavé de près de 400 pages.

Mais quels liens existent-ils donc entre les petites feuilles découvertes sur un premier cadavre dont il manque un doigt, le meurtre d’un spécialiste de la mircropropagation in vitro et des organismes génétiquement modifiés, l’extermination d’une tribu par des grenades incendiaires, Bio Infracom et Wirsantex, deux multinationales de l’industrie pharmaceutique, des Surinamiens, un tueur à gage assassiné par un poison exotique et des trafiquants de drogue ? Des liens, il y en a certes, et c’est ce qu’on prend plaisir à découvrir. Finalement, c’est à notre fin limier qu’échoit le fardeau de la preuve.

Publié le 7 juillet 2003 à 10 h 12 | Mis à jour le 7 juillet 2003 à 10 h 12