Tahar Ben Jelloun

PARTIR

Gallimard, Paris, 2006
271 pages
29,50 $

Nous sommes dans les années 1990, juste avant l'avènement de Mohammed VI. L'arbitraire et la corruption règnent en maître au Maroc. Une faune clandestine s'agite à Tanger - ville de la trahison selon l'un des personnages. Est-ce parce que ce lieu se déploie entre deux rives ? Toujours est-il que le projet n'est pas de fomenter une révolution, mais de quitter sa terre natale, d'atteindre l'autre côté, l'Europe, là où on rêve d'exister avec dignité. Sinon la folie s'installe, marquant le fantasme de l'exil. Un peu comme si ce nouveau roman offrait l'autre rive de celui publié en 1998, Les raisons de la galère, qui prenait alors pour thème le désespoir et la honte des immigrants des banlieues françaises, chaque jour plus criants. D'un continent à l'autre, une mer dont l'un des personnages nous dit, à travers le narrateur, qu'elle constitue . . .

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Publié le 10 mars 2007 à 11 h 34 | Mis à jour le 3 juillet 2015 à 14 h 32