Par le feu

Tahar Ben Jelloun

PAR LE FEU

Gallimard, Paris, 2011
49 pages
12,75 $

Qu’est-ce qui a bien pu mener le Tunisien Mohamed Bouazizi à sacrifier sa vie le 17 décembre 2010 en s’immolant devant la mairie de Sidi Bouzid, devenant ainsi un « mouton grillé, tout noir » ? On connaît aujourd’hui l’histoire. Un jeune chômeur décide de devenir marchand ambulant de fruits et légumes, se voit harcelé par la police qui exige de lui des pots-de-vin, proteste, est giflé par une agente et, pour finir, après s’être vu retirer sa charrette, son gagne-pain, n’est pas reçu par les autorités. Une fois le jeune homme transporté à l’hôpital de Sfax, le président lui-même vient s’épancher de manière hypocrite. Et puis…, ce sont les événements du Printemps arabe… qui donneront naissance au mouvement que l’on sait, lequel trouve aujourd’hui sa continuation chez les Indignés de tous les pays. Car sous la dictature capitaliste, on n’a pas le droit d . . .

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Publié le 22 mars 2014 à 11 h 03 | Mis à jour le 9 juin 2015 à 15 h 33