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Michael Delisle

LE PALAIS DE LA FATIGUE

Boréal, Montréal, 2017
138 pages
18,95 $

Au milieu de la paume se trouve un point d’acupuncture nommé Lao Gong. En français, cette expression signifie le « palais du travail » ou le « palais du labeur » et elle est synonyme de savoir-faire, d’œuvre artisanale aboutie.

Dans le dernier ouvrage de Michael Delisle, une dénommée Johanne se passionne pour la médecine traditionnelle chinoise. À un moment donné, elle examine la main du narrateur et, incertaine, parle plutôt de ce point en termes de palais de la fatigue. En plus de donner son titre au recueil, cette légère méprise semble aussi lui conférer tout son sens, surtout si l’on en retient que, par opposition au palais du labeur, le palais de la fatigue peut vouloir faire référence à une œuvre inachevée.

C’est bien, en premier lieu, à la patiente acquisition d’un savoir-faire que nous convie Delisle, à l’observation d’une trajectoire artistique condamnée à ne jamais prendre son envol . . .

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Publié le 30 mars 2017 à 17 h 00 | Mis à jour le 27 mai 2017 à 13 h 58