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Roxanne Bouchard

NOUS ÉTIONS LE SEL DE LA MER

VLB, Montréal, 2014
353 pages
26,95 $

Que la mer soit le personnage pivot de ce livre aux multiples secrets, cela ne fait pas de doute. Elle est stable ou capricieuse, séduisante et vindicative, discrète autant que rancunière. Pour vivre auprès d'elle, avec elle et d'elle, il faut des humains à jamais épris de ses voix, car la terre qui la regarde dépend de la mer elle aussi. « La Gaspésie, dit un des personnages de Roxanne Bouchard, c'est une terre de pauvres qui a juste la mer pour richesse, pis la mer se meurt. C'est un agrégat de souvenirs, un pays qui ferme sa gueule pis qui écœure personne, une contrée de misère que la beauté du large console. Pis on s'y accroche comme des hommes de rien. Comme des pêcheurs qui ont besoin d'être consolés ».

Vision et plainte d'homme que celle-là, mais que disent les femmes ? Ont-elles toujours, selon la chanson, la patience des femmes de . . .

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Publié le 9 mai 2015 à 18 h 38 | Mis à jour le 30 avril 2020 à 13 h 54