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NUIT BLANCHE

Par une nuit de printemps pluvieuse, l’inspecteur Kelly Diaz du département de police de Los Angeles passe un coup de fil à Elvis Cole, le célèbre privé de Robert Crais, pour lui demander de la rejoindre sur une scène de crime. Étonné, Cole demande des explications : pourquoi lui ? Il semblerait, d’après Diaz, qu’il y a de bonnes chances qu’il connaisse l’individu et puisse l’identifier. Comme Cole insiste, Kelly Diaz finit par dire que l’homme, avant de mourir, lui a dit qu’il était le père d’Elvis Cole.

Né de père inconnu, le jeune Elvis a très tôt cherché à retrouver le père qui lui a tant manqué. Aussi cette étrange histoire de cadavre aux abondants tatouages d’inspiration religieuse, dont on ne connaît pas l’identité, l’intrigue-t-il. « Je penchai la tête pour le regarder attentivement. Ses yeux étaient ouverts et le resteraient jusqu’à ce qu’un croque-mort les lui referme. Ils étaient marrons, comme les miens, mais opacifiés par la disparition des larmes. C’est la première chose qu’on apprend au contact des morts : quand on est vraiment parti, on ne pleure plus. »

Ainsi débute une enquête enlevée où Elvis Cole, directement concerné, se retrouve rapidement au cœur d’une affaire sordide. L’homme sans passé plongera tout de go dans celui des autres car il en émerge des personnages ambigus qui permettront de résoudre plus d’un mystère

Robert Crais maîtrise l’art de l’intrigue et du retournement de situation. Il sait ici encore tenir son lecteur en haleine en menant de conserve enquête, histoire d’amour et quête personnelle d’un personnage. Sa prose efficace et son style énergique servent admirablement bien sa puissante imagination qui nous réserve, livre après livre, d’étonnantes surprises.

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