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Mode lecture zen

NUIT BLANCHE

Étienne Séguin, professeur de littérature établi à Montréal, accepte un poste dans sa ville natale, Drummondville. Pas vraiment décidé à déménager, il se résout à faire chaque semaine la navette entre les deux villes et à emprunter au volant de sa voiture la très monotone autoroute 20. Pour égayer ses voyages, et malgré les mises en garde de ses proches, il prend un auto-stoppeur auquel il se lie de si étrange façon que les deux hommes conviendront de se retrouver à une heure et à un endroit précis sur le bord de l’autoroute pour faire un bout de voyage ensemble. Mais se sont-ils déjà rencontrés ? « C’est vrai qu’il est ponctuel. Moi aussi, d’ailleurs. Est-ce qu’inconsciemment je ne cherchais pas à le revoir ? Déjà content à l’idée de lui parler pendant les dix prochaines minutes, je m’arrête sur l’accotement. Lorsqu’il s’assoit à mes côtés, tout trempé, il me lance un regard surpris et amusé.

– Tiens, tiens… Il me semble que je t’ai déjà vu, toi ? »

De cet épisode apparemment banal naît une intrigue dont la tension s’amplifie tout au long du roman jusqu’à devenir insoutenable. Des meurtres sordides sont perpétrés dans la région et c’est comme si, perfidement, le passé resurgissait dans le présent, l’enfance confrontait l’âge adulte.

Roman de mystère, roman psychologique, Le passager, dont la structure est très habilement orchestrée, déstabilise et envoûte tout à la fois le lecteur. Quand vous l’aurez dans les mains, vous ne voudrez plus lâcher ce livre. Mais attention, il ne vous lâchera pas non plus

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