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Mode lecture zen

NUIT BLANCHE

Alors que l’Exposition universelle de 1855 bat son plein à Paris, et tout juste après une séance de spiritisme où un meurtre a été commis, deux jeunes amis, Félix Montagnon, journaliste, et Jules Verne, vaguement écrivain, se transforment en Sherlock Holmes et John Watson à moins que ce ne soit en Rouletabille ou en Hercule Poirot ? Quoi qu’il en soit, les deux limiers en herbe joueront de chance et dameront le pion aux véritables enquêteurs !

« Des victimes que l’on assassinait de deux balles dans les yeux, un photographe qui s’attaquait sans raison à l’empereur, des expériences folles dans un donjon, un marquis qui disparaissait comme par enchantement, des corps qui n’arrivaient jamais au Père-Lachaise et d’autres que l’on y enterrait avant l’heure » Sur fond de spiritisme, d’un peu de science-fiction et de troublants mystères, Jules Verne deviendra héros avant l’heure, en déchiffrant le rébus qui le mènera au tueur en série qui sévit alors dans Paris. Avec beaucoup d’ingrédients – des faussaires, un bordel, du sadisme, des bons sentiments, une idylle, un peu de poudre aux yeux –, dans une écriture appliquée, un style entraînant et hop ! parfaitement huilé mais sans véritable suspens, Guillaume Prévost nous a mijoté un ragoût qui manque un peu de piquant et qui laissera le véritable amateur de romans policiers et de thrillers sur son appétit.

Un livre qu’on lit d’un trait, non pas parce qu’il nous tient en haleine, mais bien plutôt parce qu’il est facile à lire. Un jeune héros trop futé, trop chanceux – véritable trompe-la-mort –, trop parfait. Bref, un thriller à consommation rapide néanmoins bien construit : idéal pour initier de jeunes lecteurs à la littérature policière.

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