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Porfirio Mamani Macedo

LE JARDIN ET L’OUBLI

L'Harmattan, Paris, 2002
157 pages
23,50 $

Le narrateur est un je, un moi, une identité sans nom, à la recherche d’on ne sait quoi. Il vit dans une maison déglinguée. Les carreaux manquent aux fenêtres et la maison est ouverte à tous vents.

La maison est à l’abandon, mais c’est dans le jardin et pour le jardin que l’on vit. « Je dois retourner voir mon jardin, là-bas m’attendent d’autres plantes et d’autres bruits. Je ne pourrais pas me passer d’eux. […] Le soir venu, j’ouvrirai une bouteille de vin et je la boirai seul. Je n’aurai personne avec qui la partager. » La solitude est en partie volontaire et en partie imposée, par la vie, par les circonstances mais aussi par une espèce de pulsion de mort.

Et ce moi éprouve des sentiments d’attachement envers Glenda. Celle-ci souffre d’une maladie qui la laisse faible et sans joie. « Je ne veux pas continuer à voir Glenda dormir, et si je la réveille, je n’ose imaginer ce qui peut arriver. Je ne veux pas me sentir coupable de quoi que ce soit, alors je reste sagement à me regarder assis sur une chaise en bois, chez Glenda. » Cherchant à éviter Glenda, il fait la rencontre d’Helen, au cours de vacances d’été à la mer. Cette rencontre est cependant sans lendemain, tout le ramène à Glenda. « Cette rue me conduit vers la maison de Glenda, même si j’aurais aimé qu’elle me conduise chez Helen, mais on ne peut pas tout avoir. »

Ce récit de vie tourne un peu à vide, sur lui-même. Porfirio Mamani Macedo, c’est Stéphane Bourguignon et Guillaume Vigneault mais sans l’âme, c’est Louis Hamelin sans propos.

Publié le 18 juin 2003 à 22 h 16 | Mis à jour le 18 juin 2003 à 22 h 16