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Jacques Beaudry

LE FANTÔME DU MONDE

Liber, Montréal, 2017
50 pages
9 $

Cet essai, véritable cri de douleur, se répercute sans jamais perdre de sa force dans l’espace restreint d’à peine plus que le nombre de pages requis pour faire un livre. Jacques Beaudry donne très peu ici dans le registre de la mise en garde, ou de l’appel au sursaut salvateur. Il s’agit bien plutôt de la description d’une déchéance, d’une chute dont le vortex nous entraîne à notre perte et dans lequel il s’agit d’adopter une posture dont la qualité ne vaudra peut-être que pour elle-même.

L’essayiste attribue au temps présent des caractéristiques assimilables au totalitarisme : « Ces particularités de notre époque (l’instinct de meute, la réalité pervertie, l’obéissance et les tueries) étaient aussi des caractéristiques de l’ère nazie ». Beaudry dénonce un monde où les « écrans qui nous absorbent vivants » nous empêchent de réfléchir, nous maintiennent dans une illusion de cr . . .

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Publié le 31 mars 2017 à 21 h 04 | Mis à jour le 30 mars 2017 à 11 h 31