Louise Erdrich

LAROSE

Trad. de l’américain par Isabelle Reinharez
Albin Michel, Paris, 2018
511 pages
34,95 $

Ça commence par un épouvantable drame. Lors d’une partie de chasse, Landreaux Iron tue accidentellement Dusty, le fils de son ami et voisin Peter Ravich. Dévasté par la honte et la culpabilité, et d’un commun accord avec sa femme Emmaline, il décide de donner son plus jeune fils, LaRose, à Nola et Peter, les parents de la victime, pour apaiser leur souffrance et conjurer le sort.

Ainsi le veut la tradition ojibwée dont lui et sa femme sont issus. « La poisse s’arrête rarement après un seul événement. Tous les Indiens le savent. Y mettre fin rapidement exige de grands efforts, ce pourquoi LaRose avait été envoyé […]. C’était un prénom […]qui avait appartenu aux guérisseurs de [la] famille depuis plus d’un siècle. » Attribué la première fois à sa trisaïeule par un Blanc qui en était tombé follement amoureux, et depuis lors transmis à quatre descendants et à autant de destins, ce . . .

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Publié le 30 juin 2018 à 14 h 11 | Mis à jour le 30 juin 2018 à 14 h 11