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Mode lecture zen

NUIT BLANCHE

Une fois de plus, Yves Beauchemin laisse vibrer sa fibre sociale. Librement, bellement, chaleureusement. Malgré les complots et les mesquineries des nantis, les humbles auxquels il donne vie cherchent et trouvent la dignité dont ils ont à la fois besoin et surabondance. L'argent, les diplômes, les prestiges sociaux leur échappent, mais ils compensent par leur solidarité, leur sens de la mesure, une inusable patience, une sorte de boussole interne qui n'échappe jamais son nord. Au risque de froisser les lecteurs en manque de sentiments verbeux et éthérés, Yves Beauchemin crée des personnages peu exceptionnels, sans apprêt, aux rêves réalisables de ce côté-ci du ciel.

Mélanie n'entretient pas d'utopies déconnectées. Elle ne fréquente l'école que le temps de satisfaire aux contraintes légales. Les livres ne l'intéressent pas et le plagiaire qui l'exploite aura beau jeu de la leurrer et de voler Victor Hugo. Affligée d'une mère d . . .

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