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Numéro 116

Pierrot Lambert, Simone Saumur-Lambert

LA MER RÉCOMPENSE LE FLEUVE

PARCOURS DE BENOÎT LACROIX

Fides, Montréal, 2009
311 pages
27,95 $

Nonagénaire, Benoît Lacroix demeure fidèle à lui-même, à sa foi, à ses racines, à ses innombrables contributions sociales et culturelles. Encore et toujours, il se place sur le versant ensoleillé de l'existence, sur la capacité du fleuve à mériter la mer. « Quels seraient vos six mots à vous ? ' Amour, étude, don de soi, acceptation, compassion, prière. »

Benoît Lacroix ne se prête guère à l'analyse sociopolitique. C'est un peu dommage, car ses quelques « échappées » plus ou moins candides laissent le lecteur sur sa faim. Il n'arbitre pas entre René Lévesque et Pierre Elliott Trudeau. Invité à comparer Lionel Groulx et Georges-Henri Lévesque, il prend la tangente : « [...] deux baobabs ! Ils s'estimaient autant qu'ils se craignaient. Jalousie ? Qui sait ! » Il peine toutefois à dissimuler sa préférence : « À mon avis, L. Groulx comme penseur, écrivain et orateur est supérieur à G.-H. Lévesque qui, lui, l'emporterait comme homme d'action et éveilleur politique. Déjà, G.-H. L . . .

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Publié le 20 septembre 2009 à 23 h 29 | Mis à jour le 22 juin 2015 à 11 h 23