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Jean Coulombe

LA FATIGUE DU MÉTAL

Écrits des Forges, Trois-Rivières, 2004
68 pages
10 $

J’avoue avoir été attiré par le livre de Jean Coulombe à cause de son titre déconcertant, insolite. Qu’est-ce que cela pouvait bien signifier ? La fin ou l’usure d’un monde « aliéné » que tous ne supportent pas de la même façon ? Comme l’auteur l’écrit à propos de notre être-au-monde : « Le service est rapide / mais la mort est lente ».

Toujours est-il que Jean Coulombe, justement, parle d’une dérive inévitable propre à la condition humaine, d’une inévitable solitude et de la folie qui risque de l’accompagner. Le parcours d’une vie aboutirait à un éphémère théâtre, au silence, à l’échec ou, à tout le moins, à une curieuse facticité, au vide à combler. « Je lance mes branches / au-dessus du gouffre. » Et cette tentative ne mènera pas nécessairement à la lumière… Tout semble néantisé : « […] ma réalité craque à vide / comme une cheminée froide ». Il n’y a pas d’échappatoire si tout semble se manifester sous le signe d’une absurdité stérile. Et, à cet égard, avons-nous réellement besoin de solutions ?

« J’ai du bois dans la gorge. » Que dire de plus ?

Publié le 6 octobre 2004 à 14 h 40 | Mis à jour le 18 décembre 2014 à 19 h 50