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Boris Vian

JE VOUDRAIS PAS CREVER

POÈMES ILLUSTRÉS EN HOMMAGE À MARTIN MATJE

Les Allusifs, Montréal, 2008
71 pages
29,95 $

On connaît la brève mais très fructueuse existence de Boris Vian. En effet, il pratiqua le métier d’ingénieur tout en étant romancier, homme de théâtre, poète, parolier, chroniqueur et musicien de jazz. Et cela en plus d’être le traducteur d’August Strindberg, de Raymond Chandler, de Ray Bradbury En somme, un « touche-à-tout » de génie qui nous parle encore du fond de notre univers dit postmoderne.

De son vivant, il fut surtout connu comme romancier et grand amateur de jazz pendant les grandes années de Saint-Germain-des-Prés. Il rédigera le célèbre roman L’écume des jours en 1946, qui sera publié l’année suivante. On ne peut passer sous silence le fracassant J’irai cracher sur vos tombes – publié sous le pseudonyme de Vernon Sullivan – qui fit grand scandale en 1949. Et disons que Vian est, curieusement, décédé lors de la projection privée de la version cinématographique de cette œuvre, version qu’il désapprouvait !

Le présent recueil, né dans le cadre du cinquantième anniversaire du décès de Vian, est dédié à l’illustrateur Thierry Martin, alias Martin Matje, décédé prématurément comme le célèbre écrivain. Chacun des 23 poèmes composant ce volume est illustré par des collègues et des proches de Martin. Boris Vian y fait montre d’une inventivité et d’une créativité complètes – sinon « totales » –, comme l’a fait remarquer le critique littéraire Jacques Bens. Les illustrateurs de cette œuvre sont fidèles à ce grand créateur qu’a été Boris Vian, qui a su allier la fantaisie surréaliste à la critique sociale exacerbée nimbée d’un humanisme certain mais excessivement grinçant.

 

Publié le 21 septembre 2009 à 23 h 16 | Mis à jour le 16 février 2015 à 12 h 04