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NUIT BLANCHE

S'il existe un poète qui mérite d'être reconnu pour la justesse de ses observations tout comme pour sa clairvoyante ironie, c'est Patrice Desbiens. En temps et lieux 2 fait écho au recueil du même nom paru en 2007. Dépouillement, laconisme assumé, tempérante simplicité, voilà comment on pourrait qualifier cette écriture que la critique a souvent classée sous le terme générique de « poésie du quotidien ». Ici, les vers sont brefs, la phrase est construite de courts motifs. Sans contredit, Desbiens fait preuve d'une maîtrise de la formulation qui se distingue par sa manière habile, mais aussi narquoise et fanfaronne à jouer avec la richesse de la langue populaire. C'est connu, le poète est passé maître dans l'art de mettre en mots les poncifs et les grandes évidences, comme dans « Curveball (à Robbert) », où, s'adressant au regretté Robbert Fortin, il déclare : « C'est drôle à dire / mais la seule . . .

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