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Sous la direction de Ginette Michaud, Élisabeth Nardout-Lafarge

CONSTRUCTIONS DE LA MODERNITÉ AU QUÉBEC

ACTES DU COLLOQUE TENU À MONTRÉAL LES 6, 7 ET 8 NOVEMBRE 2003

Lanctôt, Outremont, 2004
380 pages
24,95 $

L’entrée du Québec dans la modernité est une question souvent débattue. Elle l’a été, récemment encore, lors d’un colloque réunissant des universitaires de différentes disciplines. La diversité des champs couverts pas ces intervenants montre bien que la modernité a des configurations particulières et multiples.

On associe généralement la modernité à des choix esthétiques. Dans le domaine des arts au Québec, l’avènement de la modernité n’a pas été véritablement « celui d’une avant-garde se lançant violemment à l’assaut de la tradition ». Elle s’est faite progressivement et a défini ses paramètres graduellement, puisqu’elle est intimement liée à un processus de transformations sociales et politiques complexe. La modernité se trouve ainsi dans différents domaines. Partout elle se construit et, puisque qu’elle est transitoire, on pourrait arguer que la société québécoise a connu et connaît encore ses évolutions, ses mutations et ses transformations dans le temps. La modernité est dans l’évolution de la langue. Elle s’applique à la politique, à l’économie Elle permet la remise en question de la notion même de modernité. Les lectures différentes et divergentes du Refus global, manifeste dit-on de la modernité, en sont la preuve.

Ils sont nombreux ceux qui ont participé à la construction de cette modernité au Québec. La contribution de plusieurs d’entre eux est restée cependant sous-évaluée, mal comprise. Parmi d’autres, il y a le père Marie-Alain Couturier, exemple d’autant plus significatif que l’on connaît, ici, la position qu’a eu l’Église dans la défense des valeurs traditionnelles, et ceci dans tous les domaines de la société.

Publié le 30 juin 2005 à 10 h 51 | Mis à jour le 1 février 2015 à 16 h 28