Numéro 101

Valérie Banville

CANONS

La courte échelle, Montréal, 2005
286 pages
23,95 $

Mère immergée dans l’industrie des cosmétiques, trois filles à divers stades de la revendication autonomiste, amants inconsistants, rivalités entre publicitaires du charme, les ingrédients ressemblent à ceux d’une harlequinade. Le reste est à l’avenant. L’adolescente de la famille est initiée au sexe par un macho pressé, un garçon de café à la double carrière console une célébrité menacée de vieillissement, la chirurgie esthétique propose ses miracles, l’amant de la mère bifurque vers la fille… Autant de clichés difficiles à renouveler, autant de banalités que l’on pardonnerait si le récit révélait les psychologies. Dans l’état actuel du parcours, seule l’écriture évoque le professionnalisme.

Publié le 3 avril 2015 à 13 h 48 | Mis à jour le 3 avril 2015 à 13 h 48