Véronique Olmi

BAKHITA

Albin Michel, Paris, 2017
455 pages
34,95 $

On pourrait dire de l’enfer au ciel, au sens propre. Ou encore de la nuit la plus opaque à la lumière du jour. Le jour avec ses nuages, ses intempéries, parfois ses éclaircies, au moins à l’abri du martyre.

Du nadir au zénith, voilà bien résumé le parcours de Bakhita, esclave et sainte. Dans le roman que lui consacre Véronique Olmi, la narratrice qui n’est pas Bakhita épouse son âge. Son innocence pure, son intelligence candide. Elle a sept ans, elle est arrachée à sa famille et à son village du Darfour par des trafiquants négriers musulmans. Achetée une première fois, Bakhita fuit, tenant par la main une autre fillette. Elle affronte avec Binah les bêtes sauvages, animales et humaines, aussitôt rattrapée par l’esclavage, « le mot après lequel il n’y a plus rien ». Elle marche trois cents kilomètres pour être exposée au grand marché d’El Obeid. Achetée par un maître, chef . . .

Pour lire la suite, veuillez vous abonner. Déjà abonné(e) ?

Publié le 23 décembre 2017 à 14 h 08 | Mis à jour le 23 décembre 2017 à 14 h 08