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Patrick Beillevaire

ANTHOLOGIE DE TEXTES FRANÇAIS 1858-1908

LE VOYAGE AU JAPON

Robert Laffont, Paris, 2001
1067 pages
51,95 $

La collection « Bouquins » des éditions Robert Laffont ajoute une nouvelle destination à sa série d’anthologies d’écrits de voyage. Après l’Orient, l’Italie, la Russie, l’Inde, l’Asie centrale, la Chine, la Polynésie, la France, la Suisse, la Grande-Bretagne, l’Afrique et la Scandinavie, cette treizième anthologie regroupe les textes de cinquante-huit voyageurs, essentiellement des Français, qui ont visité le Japon dans la seconde moitié du XIXe siècle. Plus précisément, la période retenue, désignée comme « l’âge d’or du récit de voyage au Japon », va de 1858, année du premier traité de paix, d’amitié et de commerce entre la France et le Japon, à 1908, au lendemain de la guerre russo-japonaise. L’anthologie se divise en cinq chapitres « définis de manière à concilier, autant que faire se peut, progression chronologique et découpage thématique ». Le premier chapitre est constitué de textes qui traitent des événements politiques et militaires, et en particulier de la situation des étrangers au Japon aux derniers temps du régime shôgunal aboli en 1868. Le deuxième chapitre propose divers écrits de voyage dans la région de Yokohama et de Tôkyô ­ région la plus visitée et, partant, la plus souvent décrite ­ après la proclamation de l’ère Meiji (septembre 1868). Dans la troisième partie, on trouve quelques extraits de récits d’excursion de diplomates, d’aventuriers et de touristes à l’intérieur du pays, entre autres au mont Fuji, à Kyôto, à Ôsaka, à Kôbe, à Hiroshima et Miyajima, à Nikkô et ses environs, sur l’île de Hokkaidô, etc. Le quatrième chapitre, qui porte sur les murs, la culture et les arts, évoque les principaux lieux communs entretenus par les Occidentaux sur le Japon et ses habitants, de la cuisine et de l’habitation japonaises au statut de la femme nipponne et des geishas, des caractéristiques de la langue et de l’écriture au panorama des particularités culturelles, religieuses et artistiques propres à ce pays d’Asie. Enfin, le dernier chapitre, intitulé « le nouveau Japon » propose divers témoignages sur les transformations politiques, institutionnelles et sociales que connaît le Japon à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, des bouleversements que Patrick Beillevaire estime dans son introduction, « sans équivalent dans l’histoire moderne ». « Sommé de mettre fin à son isolement, le Japon, écrit-il, échappe non seulement à la colonisation, mais parvient à se hisser au rang de partenaire et de rival des grandes puissances. » L’ouvrage est complété par des notices explicatives, des cartes, un index des toponymes, un index des patronymes et un glossaire des termes japonais.

Publié le 14 janvier 2003 à 14 h 21 | Mis à jour le 14 janvier 2003 à 14 h 21