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NUIT BLANCHE

Ce premier roman du jeune écrivain des Comores a de quoi étonner, eh oui, un premier roman de 317 pages, tout d’une phrase, sans autre ponctuation que la virgule, dont le rythme épouse celui de l’urgence de se souvenir, de retrouver personnages et circonstances qui tissent la trame de la courte vie de la narratrice, Anguille, 17 ans, acculée à sa perte alors qu’elle allait s’émanciper après avoir subi la trahison de Vorace, véritable Adonis « pour qui [son] corps frissonnait » et à qui elle avait donné son cœur tout entier, et la colère de son père, Connaît-Tout, le pêcheur qui prétend en savoir plus en lisant les lambeaux de journaux trouvés sur la plage que ceux ayant fréquenté l’université, qui se prend pour Nelson Mandela, et qui l’a mise à la porte « ex abrupto » pour parler comme elle, dont le verbe puise à tous les registres, s’orne d’expressions locales, car Anguille a . . .

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