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NUIT BLANCHE

Edwidge Danticat est originaire d’Haïti et est aujourd’hui installée aux États-Unis, où elle connaît cette réussite que certains qualifient de « rêve américain ». Mais pour en arriver là, il a fallu que ses parents partent de leur campagne pour la ville de province, puis pour la capitale et enfin pour les grandes villes américaines. Ces déplacements, au départ, visent un mieux-être mais deviendront par la suite le moyen d’échapper à une intolérable violence née de la dictature, devenue aveugle, nourrie par toutes sortes de rivalités et par la colère d’un peuple sans cesse trompé.

Partie très jeune de son pays d’origine, l’auteure a fait de la saga de sa famille l’ancrage de la recherche légitime de son identité. Elle évoque des récits, ses souvenirs personnels, des faits d’actualité, pour raconter une histoire, celle qui a pour personnages principaux deux frères, son oncle et son père. C’est en vérité l’histoire de milliers d’immigrants haïtiens et qui à peu de choses près rappelle celle d’hommes et de femmes partis vers un ailleurs qu’ils espèrent meilleur.

Edwidge Danticat écrit en anglais. C’est devenu sa langue. La traduction qui nous est proposée n’enlève cependant rien au tragique de cette grande aventure. Par moments consciente de décrire un milieu peu familier à ses lecteurs potentiels, l’auteure en fait des descriptions détaillées. Cependant, quoique propres à ce genre littéraire pour inciter la terreur ou la pitié, certains faits semblent superflus.

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