Aller au contenu
Mode lecture zen

NUIT BLANCHE

Pierre Lemaitre a consacré un roman à la guerre de 1914-1918 du point de vue de ceux qui l’ont livrée. Il s’est abondamment documenté auprès des historiens et des combattants qui ont laissé des traces écrites. L’ouvrage a obtenu le prix Goncourt dont chaque automne les médias ne manquent pas de rappeler les attributions contestables, recouvrant des ententes et des combines devenues secret de Polichinelle. Chaque fois on s’interroge sur la qualité de l’heureux élu et sur celle de la « cuvée ». Et, avec en tête Proust, on dresse la liste de ceux qui ne l’ont pas eu pour la plus grande mauvaise conscience des juges. On se souvient aussi du refus de Julien Gracq, pourfendeur de l’intelligentsia parisienne et de ses rites que constituent les prix annuels. Toutefois, en choisissant Au revoir là-haut1, bon gros roman dans la tradition réaliste, les académiciens ne prenaient pas de risques...

Pour lire la suite, veuillez vous abonner. Déjà abonné(e) ?

Enregistrement