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Gisèle Halimi

Gisèle Halimi. Une vie sur le droit fil

« Monsieur le président, messieurs du Tribunal, déclara-t-elle, il m’échoit aujourd’hui un très rare privilège. »

Dans une langue claire et fière, maître Gisèle Halimi expliquera à la Cour, lors de l’ouverture du procès de Bobigny demeuré dans les annales aussi bien juridiques que politiques, qu’elle prendra la parole en tant que défenderesse de la cause et en tant que femme, dans un parfait accord entre un métier qui lui est accroché au cœur et une condition humaine qui l’est au corps. La cause : une jeune fille de seize ans, enceinte à la suite d’un viol, est dénoncée par son violeur (!) et accusée de l’acte illégal d’avortement. Détrompez-vous, ce n’était pas au Moyen Âge. Cela se passait en 1972, en France.

Ce procès sera la clé de voûte de la dépénalisation de l’avortement dans l’Hexagone, promulguée en janvier 1975 . . .

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Publié le 21 avril 2021 à 8 h 22 | Mis à jour le 21 avril 2021 à 8 h 22