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Patricia Hill Collins

Noires de peau, noires de pensée

La pensée féministe noire de Patricia Hill Collins

L’humanité traîne dans son sillage des crimes qui ne sauraient être effacés. S’ils peuvent au mieux cicatriser avec le temps, ils demeurent impardonnables. L’esclavage en est un. Les temps présents ne sont pas exempts de ces crimes, faut-il le préciser.

Entre race et sexe

Entre l’arbre et l’écorce, les intellectuelles afro-américaines expérimentent un vrai et, on l’imagine, douloureux écartèlement entre les biais sexistes des universités ou des organisations politiques noires et les biais racistes des mêmes universités et des organisations féministes blanches. Si on ne peut comprendre cette réalité dans notre chair, faute de l’avoir vécue, nous l’admettons d’emblée, tant il est vrai que les grands systèmes d’oppression partagent des stratégies communes et engendrent des traumas similaires. En bref, un choix déchirant s’offre à nos voisines noires du Sud : prendre parti contre soi, entre sa race ou . . .

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Publié le 22 juin 2017 à 11 h 46 | Mis à jour le 20 juin 2017 à 11 h 58