Accueil > Articles > Les tuques bleues d’Anne-Marie Sicotte

Anne-Marie Sicotte

Les tuques bleues d’Anne-Marie Sicotte

Ils sont nombreux les ouvrages consacrés aux effervescences de la décennie 1830 ; Anne-Marie Sicotte1 en renouvelle pourtant la description. À tel point que Saint-Denis et Saint-Charles, au lieu de constituer les sommets de la protestation, en deviennent les corollaires tristement prévisibles. L'histoire, entre ses mains, fait l'impasse sur les dates et les noms illustres pour redevenir la marche du peuple vers son destin.

Langue vraie

Dès les premières pages du récit, la langue affirme ses droits ; elle est en prise directe avec l'époque : savoureuse, inventive, honnête. Elle exprime la dignité, non le misérabilisme du joual. Le fils qui revient à la maison familiale se débagage ; disparue de nos usages, l'expression est néanmoins intelligible et évocatrice. Si quelqu'un raconte une tragédie avec une trop . . .

Pour lire la suite, veuillez vous abonner. Déjà abonné(e) ?

Publié le 17 février 2015 à 19 h 07 | Mis à jour le 13 avril 2015 à 23 h 02