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Jonathan Littell

Les bienveillantes de Jonathan Littell, prix Goncourt 2006

« Frères humains, laissez-moi vous raconter comment ça c'est passé. »
Ainsi débute Les bienveillantes1, le plus extraordinaire roman à être paru depuis des lustres. Celui qui interpelle ainsi le lecteur, c'est Maximilien Aue, ex-officier SS, recyclé après la guerre dans le commerce de la dentelle. Les 900 pages qui suivent racontent, presque au jour le jour, sa traversée de la guerre.

Max Aue est un bel esprit. Brillant juriste, il aime la musique, surtout Rameau et Couperin, lit Platon, Lermontov, Flaubert, éprouve une passion sexuelle dévorante pour sa sœur Una, et est, accessoirement, homosexuel. Très jeune, il joindra les rangs du Parti national-socialiste et sera incorporé aux SS ; on le chargera d'assurer la sécurité du Parti puis, progressivement, d'éliminer les « dégénérés » qui menacent la pureté de la race aryenne : juifs, tsiganes et bolcheviques d'abord, mais aussi malades . . .

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Publié le 2 décembre 2006 à 12 h 18 | Mis à jour le 13 avril 2015 à 20 h 55